Ouvrages recents de estellon vincent

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Qu’est la sexualité devenue ? De Freud à aujourd’hui, 2019, Jacqueline Schaeffer (dir.), Paris Inpresse


                                         

Plus d’un siècle après Freud et le scandale suscité par son oeuvre, avec quelles notions penser la sexualité aujourd’hui ? Comment conjuguer l’héritage de Freud avec les nouveaux enjeux aujourd’hui en essor – sexualité sur internet, « taylorisme de la sexualité », médias, néo-sexualités, nouvelle législation… Conjointement avec les révolutions sociale, culturelle, économique, politique, technologique… qu’a vu naître le siècle qui nous sépare de Freud, comment appréhender aujourd’hui la sexualité ?

Cet ouvrage se confronte à un thème universellement questionné, pour le présenter sous un jour nouveau. Quel regard pouvons-nous porter sur la sexualité des adolescents ? Que dire des nouvelles pratiques sexuelles, de leur lien avec les perversions facilité par les nouvelles technologies ? Que penser de nouvelles théories qui défient les positions de Freud quant au conflit de la différence des sexes ? Qu’adviennent, dans de telles occurrences, la pensée clinique et la prise en charge psychanalytique ? Une approche stimulante pour quiconque souhaite mettre en lumière les enjeux latents dans le nouvel ordre sexuel. Un recueil qui intéressera tout clinicien et qui s’adresse également à tous ceux qui s’interrogent sur évolution de la sexualité dans notre société.

LA DIRECTRICE DE L’OUVRAGE : Jacqueline Schaeffer est psychanalyste, membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris. Elle a participé pendant huit ans au comité de rédaction de la Revue FranНaise de Psychanalyse (PUF) et a été adjointe à la direction de la collection des « Débats de Psychanalyse » (PUF).

LES AUTEURS : Jacques André, Nedra Ben Smail, Gérard Bonnet, Maurice Corcos, Vincent Estellon, Bernard Golse, Julia Kristeva, Laurie Laufer, Jean-Baptiste Marchand, Mi-Kyung Yi, Janine Mossuz-Lavau, François Richard, René Roussillon, Jacqueline Schaeffer, Michel Schneider, Philippe Sollers, Frédéric Tordo, Philippe Valon.

 

 

Destructivité et exaltation Du bébé à l'adolescent Alain BRACONNIER, Bernard GOLSE, (2018) , Toulouse érès


                                         

De la destruction de l’objet à l’exaltation dans la haine, dix-sept psychanalystes explorent cette problématique en parcourant la riche clinique du bébé et de l'adolescent. 

Confrontés à la destructivité des uns, à l’exaltation des autres, à l’association des deux chez de nombreux sujets, ils s’interrogent en effet, individuellement ou en groupe, sur leur capacité d’empathie ainsi que sur leurs contre-attitudes ou leurs contre-transferts. Comment « faire face » aux phobies d’impulsion en périnatalité ou à la destructivité et à la radicalité meurtrière de l’adolescent ? De Prométhée à Frankenstein en passant par Francis Bacon, la culture nous éclaire-t-elle ? La destructivité surgirait-elle lorsque l'exaltation devient trop forte ? Quelles formes prend la destructivité dans la rencontre psychanalytique ? Telles sont quelques-unes des questions que les auteurs abordent en mobilisant leur sublimation personnelle et culturelle.

Ont participé à cet ouvrage : François ANSERMET, Gérard BAYLE, Anne BRUN, Catherine CHABERT, Maurice CORCOS, Christophe DEJOURS, Pierre DELION, Paul DENIS, Vincent ESTELLON, Christine FRISCH-DESMAREZ, Florian HOUSSIER, Sylvain MISSONNIER, Daniel OPPENHEIM, Régine PRAT, Alejandro ROJAS-URREGO, René ROUSSILLON

 

La psychanalyse est-elle mortelle ? Laure Bonnefon-Tort, Dominique Tabone-Weil, Anne Maupas (dir.) 2018, Paris puf


                                         

La mort de la psychanalyse a été annoncée dès sa naissance. Une vieille antienne, donc, à ceci près que du temps de Freud elle venait de ses détracteurs, tandis qu’aujourd’hui il arrive qu’on l’entende aussi du côté des psychanalystes eux-mêmes. Est-ce une crainte lucide ? Un espoir ? Un projet ? Un fantasme dépressif, voire hypocondriaque, dont il faudrait analyser la dimension (auto)destructrice ?

Dans cet ouvrage ont été recueillies les réflexions de divers psychanalystes s’interrogeant sur la place possible de la psychanalyse et sur ses capacités transformatives dans un monde en pleine mutation. De l’ensemble de ces textes se dégage l’idée que si l’analyse est selon toute vraisemblance mortelle, elle est bien vivante aujourd’hui, en tant que façon de penser, d’écouter et d’éclairer nos vies et notre monde intérieur, ouvrant toujours un chemin possible vers une façon plus libre, plus heureuse et plus responsable d’être au monde.

Ont participé à cet ouvrage : Laure Bonnefon-Tort, Dominique Tabone-Weil, Anne Maupas, Charlotte Costantino, Gilbert Diatkine, Vincent Estellon, Mathilde Girard, Cristina Lindenmeyer, Virginia Picchi, Caroline Thompson, Catherine Chabert, Jean-Louis Baldacci

 

Estellon V, Dargent F. (2018), Les 100 mots de l’adolescent, Paris, Puf, collection Que sais-je ?

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« Grave ! », « genre », « je kiffe »…
Rapide, stylé, crypté, le langage adolescent construit de nouveaux codes, étrangers aux adultes, et d'abord aux parents. Cet abécédaire s'en inspire pour dire au mieux l'âge tendre et inviter le lecteur à naviguer sur ces mers souvent agitées.

Des moments d’angoisse à l’exaltation de la fête, des fous rires partagés aux moments de spleen plus secrets, des heures passées dans la salle de bains aux longues rêveries, du premier rouge à lèvres au premier porno, quinze auteurs donnent des clés aux parents – et des repères aux ados ! – pour comprendre les questions, très sérieuses, qu’on se pose quand on a dix-sept ans…

On participé à cet ouvrage deux enseignants de l’Université Paul Valéry: Marie Dessons (Maître de conférences en psychologie clinique) et le Pr Vincent Estellon (Master PCP UPVM)

 

Revue Française de Psychanalyse (2018), t. 82, n° 1, En séance


                                         

Ce numéro est consaré à l'un des moments les plus emblématiques et les plus vivants de la psychanalyse : la séance d'analyse. Freud la comparaît à un jeu d'échec, soulignant sa complexité et aussi la difficulté d'en parler. Un siècle plus tard, les pratiques analytiques se sont diversifiées : la séance analytique est désormais proposée selon différents cadres (privés, publiques, voire à distance), aux différents âges de la vie, du nourrisson au grand âge, individuellement ou en groupe. Bien que la référence aux topiques (différences des sexes et des générations) demeure invariable, la diversité des pratiques (psychanalyse sur le divan, thérapie en face à face, psychodrame, thérapie de groupe, consultation, consultation mère/bébé, etc.) introduit des variations dans la nature de la séance, sa fonction, sa fréquence et sa durée. Réfléchir à ces différentes pratiques permet d'interroger les différentes voies curatives proposées par les psychanalystes et de les évaluer.

 

Quel genre de sexe ?  (2017) Jacques André et coll, Paris, P.u.f., Petite bibliothèque de Psychanalyse

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Cinq psychanalystes et une politiste interrogent les théories du genre. Domination masculine et privilège de l'hétérosexualité sont les deux adversaires dont les théories du genre remettent en cause les prétentions. L'expérience du psychanalyste est d'un autre ordre, son objet, l'inconscient, ignore l'égalité et cultive à loisir le « politiquement incorrect ». Les études de genre nourrissent l'espoir politique d'un traitement social à parité entre les sexes et les sexualités. Si la psychanalyse aspire aussi au changement, celui qui permet au moi de l'analysant de gagner un peu de liberté, c'est sans préjuger de ce qui définit le « bien » de chacun. Entre la psychanalyse et les Gender Studies, le débat est aussi nécessaire que complexe, parce que convoquant des plans hétérogènes. L'expérience clinique des homosexualités et des bisexualités est pour ce débat un véritable croisement. Jacques André est psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique à l'université de Paris Diderot. Il est l'auteur des 100 mots de la psychanalyse (Que sais-je ?), de Paroles d'hommes (Gallimard, 2012) et de Psychanalyse, vie quotidienne (Stock, 2015), Vincent Estellon, auteur des sex addictif (Que sais-je?) est professeur de Psychopathologie clinique à l’Université Paul Valéry Montpellier 3.

 

CLIVAGES (2016) sous la direction sous la direction d’Alain Braconnier et Bernard Golse, Toulouse, érès, collection Carnet Psy.

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Qu’il s’agisse du bébé ou de l’adolescent, la référence au clivage prend de multiples visages. Pourquoi, à ces différents âges de la vie sommes-nous souvent contraints de prendre en compte son existence et d’en préciser l’influence ? Serait-ce le fait de la menace constante des enjeux de la construction de la psyché ? Ou encore, celui de la difficulté à établir des liens avec soi et avec l’autre ? L’aptitude à se diviser intérieurement ne vaut-elle pas comme une ressource humaine qui nous mène de l’amour primaire à l’ambivalence ? Face au bébé et à l’adolescent, les ponts semblent parfois rompus, menaçant les uns et les autres d’une déchirure si ce n’est d’un effondrement. Le clivage permettrait-il alors de freiner le tourbillon des séparations et d’éviter ainsi les ruptures intrapsychiques, intersubjectives et interpersonnelles ?  À partir de leurs pratiques cliniques, les auteurs interrogent cette notion psychanalytique, en allant au-delà de la seule référence au clivage du moi comme processus de défense face au « conflit entre la revendication de la pulsion et l’objection faite par la réalité » (Freud, 1938).

 

Estellon, V. (2016). Les folies compulsives. Des rituels obsessionnels aux agirs limites. Paris : Dunod.

vincent estellon les folies compulsives
                                         

Des rituels obsessionnels compulsifs jusqu’aux agirs limites, c’est tout le corps qui est mobilisé : il faut gesticuler dans le vide, toucher, ordonner, nettoyer, fermer/ouvrir, se laver, se scarifier, s’automutiler, suçoter, se remplir/se vider… Tout se passe comme si certaines fonctions du corps éduqué, prises dans une forme d’ivresse négative, se révoltaient contre l’autorité du Moi.
 Explorant le phénomène compulsif dans sa dimension limite – des compulsions obsessionnelles aux agirs limites, jusqu’aux étranges liens des compulsions à la création artistique – cet ouvrage propose de déchiffrer comment certains objets inconnus de l’addiction peuvent bénéficier de l’éclairage du fonctionnement compulsif obsessionnel, et, plus largement comment les « fonctionnements limites » invitent non seulement au dialogue différents paradigmes psychopathologiques mais aussi à une interrogation critique du modèle structural en psychopathologie clinique.

 

La douleur (sous la direction de Catherine Chabert) 2015, Toulouse, érès. 

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Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu’à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans ses dérives mélancoliques, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de la psyché. La douleur relève de l’effraction, par rupture des barrières, par excès d’excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l’expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d’objet. La douleur ne se confond ni avec la détresse ni avec la souffrance. Elle en désigne l’au-delà dans une radicalité qui défait les liaisons trop convenues entre les affects et les représentations. Comme éprouvé pur, elle peut exclure la part de l’autre et, en particulier, sa fonction consolatrice. Elle peut aussi et ce sont là son essence et son destin en psychanalyse comme dans la littérature constituer un point d’appel pour les mots et donc pour celui qui les dit ou les écrit.

 

Sexe, sexuel, sexualité (2015) sous la direction d’Alain Braconnier et Bernard Golse, Toulouse, érès, collection Carnet Psy.


                                         

La sexualité infantile n’est pas innée. Elle surgit d’abord comme un dialogue entre les adultes et le bébé, voire entre les adultes et le fœtus. La clinique du bébé et celle de l’adolescent nous confrontent immanquablement aux interfaces entre la passion d’être soi, la passion de l’autre et la passion d'être l’un pour l’autre. Du lien passionnel à la passion des liens... C’est toute la question du passage des investissements du bébé à ceux de l’adolescent qui se trouve ici posée, autant que celle à l’origine des vocations des soignants.Dans ce nouveau livre de la série BB-ados, les auteurs explorent les nombreuses facettes contemporaines du sexe, du sexuel et des sexualités à partir de leurs recherches cliniques… et de leurs passions. Ils approfondissent le débat historique mais toujours actuel entre l’amour de soi (aux fondements du narcissisme et de la recherche du plaisir auto-érotique) et l’amour de l’objet, le dualisme entre pulsions de vie et pulsions de mort, l’intérêt porté aux conduites d’attachement et les travaux récents sur l’émergence de l’intersubjectivité.

 

La perversion, encore ? 2015, Jacques André et coll, Paris, P.u.f., Petite bibliothèque de Psychanalyse

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À l'heure de la « libération sexuelle », du « tout est possible, tout est permis » (entre adultes consentants), que reste-t-il de la notion de perversion, du détournement qu'elle suppose, de la transgression de l'interdit dont elle se nourrit ? Le sexuel infantile, plus que les comportements sexuels, constitue l'objet de la psychanalyse, mais ce sexuel infantile lui-même n'a pas d'âge et ne se confond pas avec la sexualité de l'enfant. Une part d'infantilisme caractérise toute vie sexuelle dès qu'elle ne s'en tient pas au simple coït. Comment se conjugue cette part essentielle de l'humaine sexualité avec nos vies « libérées » d'aujourd'hui ? Tous les auteurs sont psychanalystes. Jacques André et Patrick Guyomard sont professeurs de psychopathologie à l'université Paris Diderot, Catherine Chabert à l'université Paris Descartes, Vincent Estellon à l’université Paul Valéry Montpellier 3.

 

Estellon, V.  De Luca, M. (2015). Des névroses aux états limites. Paris : Armand Colin.

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S’appuyant sur la psychologie clinique, la psychopathologie, la psychanalyse et la psychiatrie, ce manuel présente les structures de la vie psychique. Revenant sur la tripartition proposée par Freud (névroses, psychoses, perversions), il insiste plus particulièrement sur l’articulation entre les névroses et les états limites.
La confrontation des deux entités autorise à déchiffrer des frontières communes et des chevauchements. Cette grille de lecture originale permet d’appréhender d’une autre manière la psychopathologie actuelle, notamment la question de la perte, du deuil, des dépressions, des angoisses relationnelles, des états de détresse, de l’Œdipe, des échecs face au succès, du narcissisme.
L’ouvrage s’intéresse également aux prises en charge, dans leur diversité, pour proposer des pistes dans la relation thérapeutique.

 

Le Moi cet incorrigible, 2014 Jacques André et coll, Paris, P.u.f., Petite bibliothèque de Psychanalyse

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La psychanalyse a d'abord commencé par s'affronter à « la chose la plus étrangère au moi », le refoulé et le cortège de symptômes qu'il entraîne dans son sillage, véritable « terre étrangère interne » au moi. Et puis le plus évident, ce moi que Freud a emprunté en toute simplicité à la psychologie populaire, sans devenir à son tour le plus inquiétant, s'est cependant révélé le lieu de « choses auxquelles on n'était pas préparées ». Le moi est-il lui aussi analysable ? Ou, plus modestement, est-il modifiable, corrigible ? Des psychanalystes, à partir d'expériences cliniques très diversifiées, s'efforcent de répondre à ces questions. Les auteurs de ce livre sont tous psychanalystes. À partir d'une clinique de l'enfant, de l'adolescent, de l'adulte, de la personne âgée, ils tentent de suivre l'évolution et les transformations du moi au fil de l'expérience psychothérapeutique.

 

Estellon, V. (2014). Les sex addicts. Paris : P.u.f.

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Hanté par la quête d’excitations sensorielles, le sex-addict démultiplie le temps qu’il consacre à la recherche de situations sexuelles diverses (cybersex, multipartenariat, consommation compulsive de pornographie, fréquentation de prostitué(e)s, rencontres fast sex, etc.). Sa vie semble entièrement tendue vers la prochaine expérience sexuelle. Progressivement, l’excitation sexuelle, maintenue à l’écart du sentiment amoureux, se réduit à la performance. Ce qui est recherché dépasse les conventions morales et sociales : un au-delà du plaisir difficile à trouver et à satisfaire.
Cet ouvrage explore le fonctionnement de l’addiction sexuelle qui, si elle n’est pas nouvelle, n’est véritablement prise en compte que depuis quelques décennies. Il invite à comprendre comment se construit cette sexualité compulsive et certaines modalités qui sous-tendent ce taylorisme sexuel.

 

Estellon, V. (2014). Actualité des états limites. Toulouse: Erès.

actualité des etats limites
                                         

Durant ces cinquante dernières années, le trouble borderline a navigué entre les névroses et les psychoses, a été appréhendé comme un type de personnalité pathologique, a été rapproché des maladies bipolaires, des désordres narcissiques, des personnalités psychopathiques… Du côté de la psychiatrie, comme de la psychanalyse, la liste de noms donnés à ces folies limites est longue et les qualifications singulières.

Aujourd’hui, l’état limite ne peut plus être défini sérieusement selon une approche extrinsèque  (la définition « ni ni », ni névrotique, ni psychotique) qui risquerait de réduire cette configuration clinique à un fourre-tout privé d’une cohérence interne. Il importe de donner une définition intrinsèque de l’état limite car il ne s’agit ni d’une psychonévrose gravissime, ni d’une prépsychose, ni d’un état passager naviguant entre les structures. Désormais, ce n’est plus tant une pathologie « à la limite de » qu’une pathologie des limites du Moi.

À partir d’une clinique actuelle grandissante, les auteurs soulignent la richesse des débats qui interrogent les limites du système de classification nosographique et poussent à réviser, voire à reconstruire de manière innovante certaines bases théorico-cliniques des techniques de soin.

 

LES SÉPARATIONS, 2013, sous la direction de Catherine Chabert, Toulouse, érès, collection Carnet Psy.


                                         

Les séparations, entre attraction et perte, séduction et renoncement, scandent le rythme de la présence et de l’absence, tout au long de la vie, dans ses passages, ses aléas et ses désordres, dans ses rencontres et ses miracles. Entraînées par la masse d’affects tristes, nostalgiques voire mélancoliques, figées par l’angoisse de l’éloignement et de la mort, les séparations risquent d’être essentiellement saisies dans le halo du désespoir ou du traumatisme.Ce serait oublier la détermination constructive, indispensable à tous les processus de différenciation : qu’ils se déclinent entre dedans et dehors, réalité psychique et réalité matérielle, moi et autre, masculin et féminin, ils trouvent dans l’expérience de séparation et dans les représentations  qu’elle se donne, un support fondamental riche de toutes les potentialités de changement.Les auteurs explorent les multiples voies qui s’offrent à nous pour aborder la question des séparations, qu’elles relèvent d’une catastrophe ou qu’elles assurent une victoire.

 

45 textes "fondamentaux" rédigés par les grands noms de la psychanalyse (Freud, M. Klein, D. Winnicott, S. Lebovici, J. Bergeret, Ph. Jeammet, C. Chabert, etc.), commentés avec beaucoup de pédagogie. 


                                         

 Cet ouvrage commente de manière pédagogique 45 textes "fondamentaux" rédigés par les grands noms de la psychanalyse (Freud, M. Klein, D. Winnicott, S. Lebovici, J. Bergeret, Ph. Jeammet, C. Chabert, etc.), qui ont apporté un éclairage majeur en psychopathologie de l'enfant, de l'adolescent et de l’adulte.  Il permettra au lecteur en psychologie clinique et en psychopathologie, qu'il soit étudiant ou clinicien confirmé, souvent sollicité par de nombreuses publications au risque du découragement devant la masse des connaissances à acquérir, de se repérer et de s'orienter. Il ne suffit pas de lire un texte pour le comprendre, l'intégrer, le critiquer, en saisir son intérêt, sa portée et ses limites ; il faut aussi pouvoir le resituer dans son lieu de production (l'observatoire clinique), son contexte scientifique, historique et culturel, dans le mouvement des idées, dans la trajectoire de l'auteur. Le lecteur constatera également que l'approche psychopathologique psychanalytique a constitué un progrès, non seulement dans la compréhension du psychisme des malades mentaux et des personnes en souffrance psychique, mais également dans l'histoire des sciences humaines dont elle a bouleversé l'épistémologie, et qu'elle continue d'orienter les pratiques cliniques les plus novatrices. Parmi les auteurs de cet ouvrage, Vincent Estellon, professeur à l’université Paul Valéry Montpellier 3 a présenté et commenté le texte d’André Green sur le complexe de la mère morte. (ANDRÉ GREEN, « La mère morte » (1980), in Narcissisme de vie, narcissisme de mort (1983), Paris, Éditions de Minuit, 222-253)

 

2013, Que sais-je ? collectif sous la direction de Jacques André, Paris, Puf


                                         

L'enfant ne se contente pas d'apprendre à parler sa langue maternelle, il construit à l'intérieur de celle-ci son dialecte singulier. Cet ouvrage va à la rencontre de l'enfant par ses mots, depuis « c'est pas juste » à « t'es plus ma copine », en passant par « encore » et « quand je serai grand ». Au-delà des mots enfantins, il propose aussi ceux - chagrin, cauchemar, ennui, innocence, secrets. - qui permettent de décrire le monde de l'enfance, l'originalité de son expérience. Chacun des 100 mots de ce livre est autant une invitation à regarder plus et mieux nos enfants qu'à se remémorer le temps de l'enfance. Il nous rappelle qu'un enfant ne se contente pas de poser des questions que les réponses des adultes ne pourront jamais satisfaire, il est à sa façon un philosophe en herbe qui disserte sur les énigmes de toujours, celles qui ont l'âge de l'homme. 

 

Autour de Jacques André, Joanne André, Isée Bernateau, Fanny Dargent, Charlotte de Parseval, Vincent Estellon, Caroline Hurvy, Jocelyne Malosto, Françoise Neau, Mathilde Saïet, Alexandrine Schniewind, Caroline Thompson, Philippe Valon, Mi-Kyung Yi. 

 

Estellon, V. (2012). Les états limites. Paris : P.u.f.

que sait je les etats limites
                                         

Bien adaptés socialement, professionnellement, voire familialement, certains sujets peuvent bénéficier d’un ancrage à la réalité apparemment solide. Mais très vite, ils révèlent de grandes fragilités : une estime de soi alternant entre sentiment de toute-puissance et vide sidéral, un monde psychique attaqué par de folles angoisses existentielles, un rapport aux autres marqué par une grande souffrance. Ne rentrant résolument pas dans les modèles qui leur sont proposés, ils questionnent sans cesse le rapport entre norme et folie, vérité et mensonge, amour et haine, vie et mort.
Les états limites ont longtemps été regroupés dans un ensemble aux contours peu nets, entre la névrose et la psychose. En fait, c’est bien la question de la frontière, de la limite, qui est centrale chez ces patients : la notion de choix est ardue pour les personnalités borderline. Cet ouvrage dresse un panorama des connaissances théoriques et cliniques autour de la pathologie des limites du Moi.

 

Estellon V. , Marty F., (2012). Cliniques de l'extrême. Paris : Armand Colin

Cliniques de l'extreme
                                         

La détresse, la confusion, le désespoir, la menace par l’anéantissement – individuel ou collectif – constituent des états mixtes et des affects de référence des situations extrêmes. Qu’elles envahissent l’identité dans son rapport à la survie (dans l’intersexualité, les sexualités mélancoliques, les toxicomanies), le corps dans son rapport aux transformations (pubertaires, les modifications corporelles extrêmes, jusqu’au cadavre), ou le lien social (violences interindividuelles, traumatismes collectifs, psychopathologie du travail), ces situations ne peuvent être ignorées par la clinique contemporaine. 
L’extrême, parce qu’il concerne des situations qui se situent au bord de l’expérience humaine, oblige à repenser la théorie du sujet, le processus de subjectivation et les théories du traumatisme psychique. Les auteurs proposent d’étudier les effets de ces situations extrêmes sur le fonctionnement psychique individuel et collectif, et de présenter différents dispositifs techniques et outils dont disposent les psychologues pour s’adapter à des situations les mettant en contact avec des phénomènes traumatiques, sensationnels ou catastrophiques, ayant le pouvoir de sidérer et de paralyser l’activité de pensée. 
Comment survivre lorsque la psyché – devenue incapable de symboliser – est menacée de désorganisation ? Il s’agira pour les cliniciens de réinjecter de la pensée, de favoriser l’expression et la qualification d’émotions afin de réanimer un lien humanisant là où tout semble être en ruine, où plus rien ne fait sens, où les gestes du corps expriment ce que la bouche sidérée tait. Dans ces situations, les modalités de présence (jusqu’aux sensations corporelles éprouvées) sont essentielles dans l’analyse et le partage de ce qui se vit. 
Ce type de clinique oblige au développement de nouveaux outils (recherches actions, observations en situation) ainsi qu’au renouvellement d’une posture clinique adaptée à ces nouveaux objets de recherche reculant toujours plus les limites des réalités humaines. 

 

2011, Que sais-je ? collectif sous la direction de Jacques André, Paris, Puf


                                         

Réunis autour de Breton et d'Éluard, le groupe des Surréalistes se livra à un « jeu de la vérité » sur les goûts sexuels de chacun, et d'abord sur la position préférée. Réponse « poétique », à la presque unanimité : le 69 ! On ne saurait mieux signifier ce qui est en jeu dans la multiplication des positions possibles : le coït, l'acte sexuel au sens premier, menace l'humaine sexualité d'être « bêtement » rabattue sur la nature (celle de l'instinct) et sa fonction. La chorégraphie des positions en détourne l'usage, de la reproduction vers la quête du plaisir. Le 69 est au coït ce que la métaphore est au sens propre.Du plus pastel, « fleur bleue », au plus criard, « fist fucking », ces 100 mots de la vie sexuelle sont moins un petit dictionnaire que la revue des mots de la sexualité d'hier et d'aujourd'hui. Cet ouvrage ne s'attache pas tant à définir ce que chacun connaît qu'à interroger le sens (historique, sociologique, religieux, esthétique, psychanalytique.) des faits et gestes de la sexualité humaine. Il arrive aussi que les mots de la sexualité soient des mots sexuels, avec toute leur éventuelle brutalité. Baiser, par exemple, est à la fois la désignation d'un geste (le baiser) et un mot-acte, en lui-même porteur de la violence sexuelle.Au commencement était « l'abstinence », à la fin la « zone érogène ».Jacques André, psychanalyste, est notamment l'auteur du « Que sais-je ? » sur Les 100 mots de la psychanalyse. Il a dirigé l’ouvrage.

avec les contributions de Joanne André, Isée Bernateau, Béatrice Childs, Vincent Estellon (Professeur à l'Université Paris-Descartes, l'auteur, dans la collection « Que sais-je ? » d'un ouvrage sur Les états limites), Caroline Hurvy, Françoise Neau, Mathilde Saïet (auteur de Femmes et doudou), Alexandrine Schniewind, Caroline Thompson, Philippe Valon, Sarah Vibert, Mi-Kyung Yi. 

 


                                         

Cet ouvrage est le résultat du travail universitaire d'un réseau de chercheurs réunis dans le cadre d'un Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse. Il témoigne de la possibilité d'un travail de chercheurs partageant les mêmes exigences quant à la méthode clinique et la qualité du travail de recherche. Il témoigne aussi, dans le cas précis de ce travail, que la dépression n'est pas une maladie qu'il suffirait d'éradiquer pour relancer un homme-machine en panne, mais que la dépression a une place et une signification dans notre civilisation.

« Quand il est d'humeur dépressive, l'enfant, ou l'adulte, jette une couverture sur la totalité de sa situation interne, ou laisse tomber sur elle, comme pour la contrôler, un brouillard, une brume, une sorte de paralysie où le tri du bon et du mauvais devient impossible. » Winnicott 

Présentation de Roland Gori
Les brumes de la dépression, par Jacques André
Destins de la perte, par Catherine Chabert
Les dépressions dissipées, par Catherine Cyssau
Le mirage des identifications, par Alain Abelhauser
Mémoire, perte et travail de renoncement. Dépression et dépressivité dans la traversée du vieillissement, par Benoît Verdon
De l'ennui aux passions nihilistes, par Roland Gori
La construction de l'objet dans la cure comme protection contre l'effondrement mélancolique, par Olivier Thomas
L'enjeu libidinal du fort-da, par Alexandrine Schniewind
Les brumes de la dépression dans la névrose obsessionnelle. Akèdia, repli et pesanteur, par Vincent Estellon
Le roman mélancolique de la douleur, par Marie-José Del Volgo
Scintillements de l'idéal dans un corps souffrant, par Panos Aloupis Darkness visible, par Jacques André

 

umain Déshumain, Pierre Fédida, la parole de l’oeuvre, Paris, P.u.f., Collection Petite Bibliothèque de Psychanalyse, 2007, sous la direction de Jacques André


                                         

Humain-déshumain, l'oubli, l'effacement des traces, l'éradication subjective, la disparition, tel est le titre su dernier séminaire de P. Fédida, mort en 2002. Réunit les contributions au séminaire qui, en 2002-2003, dans la continuité de l'intervention du psychanalyste, a porté sur les expériences d'agonie psychique, d'éradication subjective et d'anéantissement de soi.

La clinique des cas réputés difficiles (personnalités limites, pathologies narcissiques, enclaves autistiques dans les névroses, dépressions...) sollicite l'expérience d'une «déshumanité». Cela se joue au niveau des aspects relationnels mais surtout dans la perte du visage, de la voix, dans l'effacement de la parole, dans la perception de l'autre semblable. Parfois il reste seulement la voix et quelques mots, peut-être un seul, comme une souvenance de l'impression humaine. Les textes de Jacques André, Corinne Ehrenberg, Vincent Estellon, Michel Gribinski, Domminique Scarfone, Monique Schneider, Daniel Widlöcher et Mareike Wolf-Fédida accompagne cette plasticité de la pensée de Pierre Fédida.