Soutenance de thèse

Le Jeudi, 10. décembre 2020 -
9:30 - 13:30
Université Paul-Valéry Montpellier 3. Site de la Route de Mende.

M. Andréa SAMALTANOS

Soutiendra Jeudi 10 décembre 2020 à 9 h 30

Salle n°A304, à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Route de Mende

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Etudes Néo Helléniques

Titre de la thèse : Catastrophes du type « d'Asie Mineur », au-delà de la Catastrophe. Aspects des crises humanitaires, 1910-1930

Composition du jury :

  • M. Constantin ANGELOPOULOS, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3,
  • M. Dimitrios ANOYATIS-PELE, Professeur, Université Ionienne de Corfou (Grèce)
  • Mme Elpis GHAZAL, Maîtresse de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3,
  • Mme Fryni KAKOYIANNI-DOA, Maîtresse de conférences, Université de Chypre (Chypre)

Résumé de thèse :

Le choix du sujet actuel est né d'une recherche interne, d’un descendant de réfugiés qui voulait connaitre et comprendre les conditions et les raisons pour lesquelles l’accueil de ses ancêtres avait ai fait d’une façon si « inélégante », hâtive et sommaire, et tout ça sans ressentir le désir de punir les personnes impliquées.
En même temps, c'était aussi la volonté d’étudier si notre société actuelle si organisée et moderne, aurait appris des erreurs du passé et pleine d'expériences ne puisse pas les répéter.
Mais la réalité du flux des réfugiés de 2015 a prouvé qu'en fin de compte, une société, peu importe à quel point elle veut paraître prête, avant-gardiste et civilisée, n'est rien d'autre qu'une société belle et ornée, qui n'apprend pas ou ne veut même pas apprendre de ses erreurs, de son histoire, elle apprend simplement à réagir et à enfouir sous le tapis les problèmes qui la préoccupent ou troublent l'image son calme.
Dans des circonstances normales, il est impossible pour l'historien de trouver un moyen de faire l'expérience de l'objet de son étude, de vivre la réalité historique et ceci en raison du décalage entre le présent et le passé qu'il étudie.
Le flux migratoire qui a débuté en 2015 a été l'occasion pour notre étude de nous faire vivre la triste réalité du sort des réfugies de la période étudiée, avec des images, des mots, des sons, des odeurs.
 Les réfugiés d'aujourd'hui vivaient les mêmes problèmes de santé, le même traitement social, le même état de réalité et de sous-effort pour les aider, à leur façon « portaient » le même manteau de misère que les réfugiés de notre étude.
Un sujet d'étude historique peut-il changer l'image de la société dans laquelle on vit ? Oui, quelque chose qui semble à la fois rare et impossible, mais finalement si vraisemblable, un chercheur peut soudainement voir ses contemporains se transformer en « monstres du passé » qu'il étudie.
Il est vrai que le chemin du chercheur est solitaire et demande beaucoup d'efforts et de sacrifices, les obstacles qu'il trouvera devant lui, surtout s'il a une famille et travaille, sont nombreux, en même temps il doit faire face à des problèmes de bureaucratie, de préjugés ou d'hostilité. Bien sûr, aucun État ne veut être blâmer pour les erreurs qu'il a commises dans le passé, en espérant qu'il pourrait gagner son immunité.
Cependant, un sujet de thèse peut permettre au chercheur de changer sa perception de sa propre famille, de découvrir ses ancêtres à travers des sources et des archives, enseignant ainsi à ses enfants leur véritable histoire familiale sans mythes historiques internes sans des souvenirs déformés, de sorte que les années de cette recherche et de cette écriture peuvent facilement devenir une quête personnelle du st Graal.
La réaction aux problèmes de l'arrivée massive des réfugiés d'Asie Mineure en Grèce étaient-elles la seule que pouvait avoir l'État grec ? Ou était-ce une tentative de dissimuler une ou la réalité après cette arrivée massive ?
L'État grec était-il au courant de la situation démographique en Asie Mineure et n'a-t-il pas réagi après la catastrophe, qui a entraîné un écart de bon sens ou a-t-il caché une mauvaise interprétation des données dont il disposait ?